vendredi 22 juin 2012

Un week-end à Brisbane (jour 1)

Bonjour tout le monde !

En ce samedi pluvieux et venteux, je profite d'être cloîtré à l'intérieur pour vous raconter le week-end qu'Alice et moi avons passé à Brisbane, du 9 au 11 juin. Le lundi est compris dedans, parce que c'est un jour férié en Australie, grâce à l'anniversaire de la reine je crois (qui est à une autre date, mais qu'on fête au début de l'été anglais pour que les anglais n'aient pas de pluie).

Du point de vue des transports, Alice avait l'opportunité d'aller et revenir de Brisbane avec sa maître de stage gratuitement, ce qui rendait plus raisonnable le coût de mon transport en avion, train et bus. En effet, pour aller de Griffith à Brisbane il faut prendre l'avion jusqu'à Sydney, puis le train ou le bus jusqu'à Brisbane (l'avion était trop cher). Environ 24h par trajet, mais le week-end en valait le coup !

Je remets la carte pour visualiser :


Afficher Valentin en Australie sur une carte plus grande

Je suis arrivé le samedi matin à Brisbane ; après un aller-retour à l'auberge de jeunesse pour déposer des affaires et prendre un petit-déjeuner, nous prenons le train vers Glasshouse Mountain, au nord de Brisbane. Eh oui, à peine arrivé à Brisbane on s'en éloigne... Le trajet est plus compliqué que prévu : au lieu d'arriver directement à notre arrêt de train, il faut s'arrêter à un autre arrêt, prendre un bus, puis changer de bus... Les voies ferrées australiennes ont l'air d'être perpétuellement en travaux (c'est la troisième fois que je prends un bus à la place du train à cause de travaux). Heureusement, une mamie locale nous a aidé pour nous guider entre les différents moyens de transport... On n'aurait pas compris les annonces par haut-parleur sinon.

Une fois là-bas, on se rend à pied jusqu'au lieu de notre balade ; il faut longer la route, tout est organisé pour les voitures à la campagne. Il faut dire que les distances ne sont pas du tout les mêmes qu'en France, tout est plus étalé, plus loin...

La balade commence alors. Les Glasshouse Mountains, ce sont des formations volcaniques qui ressemblent à des petites montagnes posées au milieu de la plaine. Notre balade consiste à monter sur une de ces montagnes.

Photos :

La forêt dans laquelle nous progressons lors de la montée

Une partie de l'ascension est un peu plus pentue et rocheuse que le reste... On voit d'autres gens sur la photo, qui donnent une idée de l'échelle.

Une petite grotte le long de la montée.

Les Glasshouse Mountains : posées au milieu de la plaine.

Une vue panoramique du paysage vu du sommet.

Alice au sommet !

Une fourmi locale, aux formes et couleurs inédites pour nous.

On a mangé au sommet de la "montagne", on a pris pas mal de photos en haut, puis on s'est mis en route pour la descente. On aurait bien fait une autre ascension d'une autre "colline", mais on manquait de temps, et surtout les distances réelles sont plus grandes que ce qu'on avait imaginé en regardant la carte (qui n'avait pas d'échelle bien sûr). On a pris une bière dans un bar, et on a repris le bus pour rentrer à Brisbane. Le trajet du retour a été plus court que celui de l'aller, et on n'a même pas payé de billet ! Personne ne nous a demandé d'en acheter, on ne s'est pas imposés =)

Le soir, après avoir déposé le sac à dos à l'auberge de jeunesse, on est sortis pour aller voir un match de rugby. Je pensais que c'était un Australie - Écosse en rugby à XV, mais Alice avait demandé à l'accueil de l'auberge de jeunesse et on lui avait dit que c'était un match local de rugby à XIII (deux sports assez différents, je ferais peut-être un article pour expliquer tout ça). En route, on passe par une place où un match de rugby à XIII est diffusé sur un écran géant ; le match en est à sa dixième minute, on accélère pour arriver au stade pas trop en retard...
Mais au fur et à mesure qu'on progresse en direction du stade, on se pose des questions... La foule, qui se fait de plus en plus dense autour de nous, n'a pas l'air spécialement pressée ; et puis les gens portent des sweats et maillots jaunes (couleur de l'équipe australienne de rugby à XV) ou rouges... Finalement, en arrivant au stade, on a confirmation de ce qu'on devinait : le match est Australie - Pays de Galles, en rugby à XV. Et il n'est pas commencé, on a plus d'une heure de marge ! On achète les places (pas trop cher avec nos cartes étudiantes), et on cherche un bar où on pourrait se poser en attendant l'horaire. Seulement, une heure avant le match, aux environs du stade tous les bars sont pleins... Surtout que le match Nouvelle Zélande - Irlande est sur toutes les télés. On trouve finalement des places debout dans une terrasse couverte, et on regarde les irlandais se prendre une raclée par les All-Blacks.

Ensuite, direction le stade !

La foule aux couleurs de l'Australie.

L'entrée du stade.

Encore une bonne surprise : on est bien placés, on voit très bien le terrain !

Les hymnes...

Puis le match commence !
Ça a été un bon match : le jeu a été relativement équilibré. L’Australie a tout le temps mené, mais les gallois étaient revenus à 21-20 à 10 minutes de la fin donc le suspense a persisté ! Finalement, les Australiens ont marqué un dernier essai et ont gagné le match.

Après ça, retour à l'auberge de jeunesse pour manger, et se coucher !

Je termine cet article ici, j'en écrirai un autre pour les jours restants.



dimanche 17 juin 2012

Un Salami en puissance...

Bonjour tout le monde !

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas posté un article sur ce blog... Il est temps de s'y remettre. Aujourd'hui, je vais vous raconter la journée du 2 juin.

Ce jour-là, Richard (mon maître de stage) et Debra sa compagne devaient venir me prendre à 7h, pour aller ensuite chercher un cochon dans une ferme à 1h45 d'ici. Peu après 8h, les voilà qui arrivent... Ils ne sont pas du matin ! (mais ils m'avaient prévenu qu'ils seraient sûrement en retard)

1h45 de route plus tard, nous arrivons à la ferme de Max, agriculteur à Hilston. Son exploitation est essentiellement tournée vers l'élevage : moutons, porcs, chèvres (pour la viande seulement), mais aussi un peu de cultures pour nourrir les animaux. Il y a aussi des animaux domestiques : poulets, oies, pintades, perroquets, cochons d'inde... Et même quelques arbres qui ressemblent à des trognes.


Quelques trognes (les seules que j'ai vues)


Tout d'abord, Max découpe un cochon déjà dépecé, que R&D emmèneront dans une glacière :

La carcasse en cours de découpe. On voit la lame verticale de la scie à ruban.

Debra à gauche, Max à droite, la carcasse au milieu.


Ensuite nous allons voir l'enclos des cochons. Celui-ci fait un peu "bricolage", mais tout a l'air pratique, notamment pour séparer un cochon des autres. Le "troupeau" a accès à un grand espace derrière les abris, clôturé par des fils électriques. Ce n'est pas l'espace qui manque en Australie...


Regardez-les qui gambadent... C'est pas mimi?

Le cochon est séparé des autres, et conduit via un couloir incliné dans la remorque du pick-up, qui est recouverte d'une grille pour l'occasion. Un des chiens, qui a aidé à regrouper puis séparer les cochons, surveille quand même la bête.



On rentre ensuite à Griffith, pour l’abatage et la préparation du cochon. La fabrication du salami a eu lieu une semaine après, il s'agissait ici d'enlever les poils du cochon et de le vider. Tout ça a été fait chez Leo, un autre gars qui travaille au CSIRO, et élève aussi des animaux (cochons, moutons, poules, etc). Il a tout le matériel nécessaire.

Attention, les images qui vont suivre peuvent éventuellement choquer Sara et Élise, il y a pas mal de sang... Je laisse le soin aux parents de leur montrer ou pas. La mort de l'animal est une étape indispensable de la préparation de la viande, mais peut-être qu'elles sont un peu jeunes pour voir ça... A vous de voir, Marie et Tanguy !

Première étape : abattre le cochon. Leo a utilié une carabine, a tué le cochon d'une balle dans la tête (il était encore à l'arrière du pick-up, allongé), puis a immédiatement coupé les vaisseaux sanguins de la gorge pour que le cochon se vide de son sang.

Le cochon juste après sa mort.

Leo passe une chaîne entre tendons et os, pour ensuite soulever le cochon.

Le cochon est ensuite trempé pendant quelques minutes dans de l'eau chaude (75°C environ)

Le cochon est trempé dans l'eau chaude pour que ses poils se décollent plus facilement. Mais pourquoi enlever les poils, et pas seulement dépecer l'animal ? Apparemment il faut garder la peau pour une des préparations culinaires prévues. Pour enlever les poils, on gratte la peau du cochon avec la lame d'un couteau, et ceux-ci s'arrachent, plus ou moins facilement.

L'arrachage des poils.
Ensuite, il faut vider les cochon de ses entrailles. Leo et ses fils, expérimentés en la matière, s'en chargent :

Le cochon a tout d'abord été nettoyé soigneusement. Ensuite, après une petite incision, les côtes sont coupées au hachoir.

Une autre incision permet d'isoler le rectum et de le ligaturer.

Après avoir découpé la peau sur toute la longueur de l'abdomen, les entrailles sont vidées avec précaution (il vaut mieux éviter de percer les intestins...)

La carcasse est ensuite découpée en deux à la tronçonneuse, puis nettoyée pour enlever les projections de chair et d'os.

La carcasse va à la chambre froide. Richard est content =)
Après avoir préparé le cochon de Richard, un des cochons de Leo a également été abattu, épilé et vidé. Les étapes étant les mêmes, je n'ai pas repris de photos...

Après la préparation du deuxième cochon, la nuit tombait déjà ! Eh oui, 17h30... Richard et Debra m'ont alors remmené chez moi.


J'espère que vous avez apprécié cette préparation "maison" d'un cochon élevé en plein air, en tous cas j'ai trouvé ça très intéressant ; je n'avais jamais vu la préparation d'autre chose qu'un poulet, ce n'est pas la même échelle !

Prochainement, je vous raconterai le WE suivant, où nous sommes allés Alice et moi à Brisbane, sur la côte Est de l'Australie.

jeudi 31 mai 2012

Récit de la journée à Katoomba

Je continue dans les photos de ma première semaine australienne, avec cette fois-ci la sortie du 19 mai à Katoomba, avec Alice.



Katoomba est un bourg situé à environ 100 km de Sydney (soit deux heures de train australien). Il est surtout célèbre pour les Three Sisters, une jolie formation géologique composée de trois épines rocheuses qui s'écartent d'une falaise en s'avançant au-dessus de la vallée. Une photo sera peut-être plus claire :

A gauche, trois "dents" découpées dans la falaise : les Three Sisters.


On a eu du beau temps, il ne faisait pas super chaud mais la journée a été ensoleillée. En arrivant sur le site, à Echo Park, on surplombe la vallée du haut de la falaise et on aperçoit les Three Sisters selon le point de vue de la photo ci-dessus. On a pris quelques photos, regardé à l'office de tourisme (juste à côté) s'il y avait des plans gratuits pour se balader (réponse : non), et finalement on est partis sur un chemin qu'on avait repéré en feuilletant les guides =)



Le voici qui devrait s'afficher :





Afficher Valentin en Australie sur une carte plus grande






On a commencé sur le haut de la falaise, avec de belles vues :



La forêt d'eucalyptus, les falaises... C'est très beau.


C'est nous !
On est ensuite descendus dans la vallée, en empruntant des escaliers aménagés. On a pu observer au passage une belle cascade, et encore des points de vue sympas sur les falaises et la forêt.



La végétation sur le haut de la falaise.


On commence à descendre en pente douce...


On s'enfonce un peu plus profond, la végétation change.


Une fougère arborescente ! (en arrière-plan)


La jolie cascade.


Une vue de la falaise sur laquelle on a marché au début de la balade. Le ciel est trop lumineux, le mode automatique de l'appareil montre ses limites.


Une fois en bas de la falaise, on marche d'abord dans une végétation un peu humide, dans un petit vallon, puis très vite on est sur le versant ensoleillé, où les arbres sont impressionnants. On ne reconnais ni les arbres ni le chant des oiseaux, le dépaysement est total.



La fin de la descente, dans une portion relativement humide de la forêt.


Un oiseau non identifié, format faisan.


La forêt sur le versant ensoleillé.


On marche une bonne demi-heure sur ce versant ensoleillé, puis on passe sur un autre versant plus ombragé, et où le chemin est manifestement moins fréquenté. La forêt y est plus dense, et on est impressionnés par le volume sonore du chant des oiseaux... On aperçoit des perroquets, mais tous les autres restent invisibles dans la végétation très opaque. C'est la jungle !



Ça dégouline de végétation, le moindre support est recouvert !


C'est vraiment chouette comme forêt. Le plus impressionnant reste le bruit, mais c'est difficile à faire figurer ici...
On commence ensuite la remontée, d'abord en pente douce dans cette forêt ombragée, puis ensuite dans des escaliers de plus de 900 marches (on n'a pas compté, mais c'était écrit sur un panneau en bas). Sur toute cette partie du parcours, on a croisé les participants d'un ultra-marathon : 100 km de course à pieds ! On a vu un panneau qui annonçait le 70e kilomètre. Certains avaient l'air à l'aise, mais on voyait bien que d'autres souffraient...



Une fois sur les escaliers, la vue sur la vallée se découvre à nouveau, avec cette fois ci la lumière orangée du soir (il devait être 15h30/16h, et il le soleil se couche vers 17h). Une fois en haut, on débouche entre le premier et le deuxième pilier rocheux des Three Sisters, sur une petite plate-forme.



L'ombre progresse sur la vallée, la nuit arrive !


Nous voilà sur les Three Sisters !


Une photo panoramique de la vallée. J'espère que ça rend bien au format blog !
La boucle se termine rapidement une fois revenus en haut de la falaise.



Après une demie-heure de marche pour retourner à la gare, on reprend le train pour les deux heures de trajet qui nous ramènent à Sydney. C'était une bien belle journée !